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Tailler son figuier : gestes clés pour une récolte riche

Par Élise Verdier31 juillet 20267 min de lecture
Tailler son figuier : gestes clés pour une récolte riche
L’essentiel

La taille du figuier se joue surtout en fin d’hiver, hors gel : on retire le bois mort, on aère le centre et on garde 3 à 4 charpentières bien espacées. Une seconde intervention légère en fin d’été facilite la maturation des fruits. Le geste diffère selon le type d’arbre : l’unifère fructifie sur le bois de l’année précédente, le bifère donne deux récoltes et se taille plus prudemment.

La taille d’un figuier peut sembler intimidante, mais elle est pourtant la clé pour obtenir des fruits savoureux et un arbre plein de vigueur.

Trop souvent, les jardiniers hésitent à intervenir, craignant de nuire à leur arbre. Pourtant, un geste précis au bon moment assure une récolte abondante et une meilleure santé pour votre figuier. Cet article vous guide pour maîtriser l’art de la taille et profiter pleinement de votre arbre fruitier.

Pourquoi tailler votre figuier : les bénéfices concrets

La taille du figuier assure sa santé, optimise la fructification et améliore l’aération. Ces gestes simples préviennent les maladies et favorisent des récoltes abondantes.

Assurer la santé et la vigueur de l’arbre

Éliminer le bois mort ou malade est un réflexe indispensable. Cela évite la propagation des maladies. L’arbre retrouve ainsi sa vitalité.

Couper les branches abîmées prévient les infections. Une bonne aération stimule une croissance plus équilibrée.

Cette démarche renforce la résistance de votre figuier. Il sera plus vigoureux.

Optimiser la production de fruits

La taille favorise la formation de nouveaux rameaux fructifères. Ces pousses jeunes sont les plus productives. Elles porteront les futurs fruits.

Une bonne exposition au soleil est essentielle. Les fruits mûrissent mieux et leur qualité s’améliore.

Vous récolterez ainsi davantage de fruits. Leur saveur sera aussi plus intense.

Améliorer l’aération et la pénétration de la lumière

Dégager le centre de l’arbre est une priorité. Cela permet à l’air de circuler librement. La lumière atteint mieux toutes les parties.

Ce geste réduit le risque de maladies fongiques. Les parasites trouvent moins d’endroits pour s’installer.

L’arbre respire mieux. Il est plus résistant aux agressions.

Quand tailler votre figuier : le calendrier idéal

Mais quand exactement faut-il sortir ses outils ?

La taille de fin d’hiver : le geste essentiel

La période idéale s’étend de fin février à début avril. Il faut agir avant la montée de sève. C’est le moment clé pour préparer l’arbre.

L’objectif est de préparer l’arbre à la nouvelle saison. Il sera prêt à produire de nouvelles pousses.

Cet apport d’air frais sur les plaies est bénéfique. Il réduit le risque de gelées tardives. La cicatrisation s’en trouve facilitée.

La taille de fin d’été : pour quel résultat ?

Cette taille intervient après la récolte principale. Elle se pratique généralement en août.

Son but est d’aérer la ramure dense. Elle peut aussi stimuler une éventuelle seconde récolte pour les variétés bifères.

Attention, ce geste doit rester léger. Il ne faut surtout pas compromettre la fructification déjà en place ou future.

Adapter la taille à votre climat

Dans les zones sujettes aux gelées tardives, privilégiez la fin de l’hiver. Cela protège les plaies fraîches. L’arbre est moins vulnérable.

Un climat plus doux offre plus de flexibilité. Il faut néanmoins toujours observer la météo locale.

Pour les figuiers cultivés en pot, la taille peut être plus fréquente. Elle permet de limiter leur croissance et de les maintenir à une taille raisonnable.

Les bons outils et gestes pour une taille réussie

Une fois le bon moment choisi, encore faut-il avoir le bon matériel.

Votre équipement : propre et affûté

Le sécateur est votre outil principal. Il est parfait pour les petites branches. Assurez-vous qu’il soit bien aiguisé pour une coupe nette.

Un outil désinfecté évite de transmettre les maladies, au même titre que la vigilance sur les nuisibles du jardin.

Pour les branches plus épaisses, utilisez un ébrancheur ou une scie d’élagage. Ils sont plus adaptés.

L’hygiène est primordiale. Désinfectez toujours les lames entre chaque arbre. Faites-le aussi après chaque coupe si vous suspectez une maladie.

Supprimer le bois mort et les branches gênantes

Repérez et coupez sans hésiter le bois mort. Il est sec et cassant. Cela libère de l’espace.

La logique est proche de celle appliquée au rhododendron en fin de floraison.

Retirez également les branches qui se croisent ou se frottent. Elles peuvent créer des blessures.

N’oubliez pas les gourmands. Ce sont ces pousses verticales et très vigoureuses. Elles puisent inutilement de l’énergie à l’arbre.

Réaliser une coupe nette pour une bonne cicatrisation

Effectuez votre coupe juste au-dessus d’un œil ou d’une branche latérale. Cela oriente la sève vers de nouvelles pousses. La cicatrisation s’en trouve favorisée.

Inclinez légèrement la coupe. Cela évite que l’eau stagne sur la plaie.

Pour les plaies importantes, un mastic cicatrisant peut aider. Utilisez de l’argile ou une résine naturelle. Cela protège la plaie.

Figuier unifère ou bifère : ajuster la taille

Tous les figuiers ne se comportent pas de la même manière. Comprendre la nature de votre arbre est la première étape pour bien le tailler.

Reconnaître votre type de figuier

Le figuier unifère ne produit qu’une seule récolte. Elle arrive généralement en fin d’été. Les fruits se forment sur le bois de l’année.

Le figuier bifère offre deux récoltes. La première, appelée « figues fleurs », apparaît sur le vieux bois.

La seconde récolte arrive sur le bois de l’année. Il est donc important de bien différencier ces deux types avant de tailler.

Taille spécifique des figuiers unifères

L’objectif principal est de favoriser la production de la récolte unique. Il faut encourager le développement de rameaux productifs pour l’année suivante.

Le geste doit être mesuré. Il faut garder suffisamment de bourgeons.

Ne taillez pas trop sévèrement. Vous risqueriez de supprimer les bourgeons de fruits déjà formés ou en devenir. La récolte serait compromise.

Taille adaptée aux figuiers bifères

Il faut gérer les deux types de fruits. Les figues fleurs se forment sur le vieux bois. Les figues d’automne naissent sur le jeune bois.

Une taille légère en fin d’hiver est conseillée. Elle préserve les figues fleurs.

La taille d’été permet d’aérer la ramure. Elle stimule la seconde récolte. Il faut trouver le juste équilibre.

Gérer les situations spécifiques et les vieux sujets

Et pour les arbres moins jeunes ou aux formes particulières ?

La taille de formation des jeunes plants

Il faut structurer la charpente dès les premières années. Cela assure une bonne base pour l’avenir. L’arbre sera plus solide.

Pour multiplier vos arbustes, la technique de bouture donne d’excellents résultats.

Sélectionnez 3 à 4 branches principales bien espacées. Elles formeront la structure principale.

Supprimez les branches mal placées ou trop faibles. Elles nuiraient à la croissance future.

Le rajeunissement des arbres anciens

Pour les vieux sujets, le rajeunissement se fait progressivement. Il s’étale sur plusieurs années. Cela évite un choc trop brutal pour l’arbre.

Ciblez les branches les plus âgées et peu productives. Elles sont souvent moins vigoureuses.

Encouragez la repousse de jeunes pousses vigoureuses. Elles redonneront de la vigueur à l’arbre.

Adapter la taille à la forme désirée

Vous souhaitez une forme en cépée ? Favorisez alors plusieurs troncs partant de la base. C’est un choix esthétique et pratique.

Pour un tronc unique, guidez la croissance vers un axe principal. Cela demande une taille plus dirigée.

L’espalier demande de palisser les branches. Elles sont guidées le long d’un support.

Maîtriser la taille de votre figuier, c’est assurer sa santé, optimiser sa récolte et lui donner la forme souhaitée. N’attendez plus pour appliquer ces gestes simples : taillez en fin d’hiver pour préparer l’arbre et en été pour l’aérer. Vous récolterez bientôt de magnifiques fruits, signe d’un arbre bien soigné et prêt à vous combler.

Élise Verdier, rédactrice du magazine Pépinière & Paysage
Élise Verdier Potager • plantes • paysage

Horticultrice de formation passée par dix ans de pépinière et de chantiers paysagers, j’écris sur le potager, les plantes et l’aménagement du jardin. Des gestes concrets, des calendriers de saison et les pièges à éviter, sans jargon.

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